Oui, le titre est volontairement provocateur.
A mes débuts, chaque début de saison, c’était la même chose.
Et nous voilà avec une belle programmation jusqu’au mois de juin.
Une dizaine d’heures à travailler dessus et à peaufiner chaque détail, chaque semaine jusqu’à juin.
Sur le papier, tout est parfaitement organisé.
⚫ Le problème ?
👉 Cela ne se passe jamais comme prévu !
Et donc 10 jours plus tard, on défait tout.
C’est normal. Comment savoir en août ce dont votre équipe aura réellement besoin en février ?
Peut-être qu’elle progressera beaucoup plus vite que prévu sur un principe.
Peut-être qu’un problème que vous pensiez régler en trois semaines en demandera six.
Peut-être surtout que les matchs vont faire apparaître des besoins que vous n’aviez absolument pas anticipés.
Et c’est là que la programmation annuelle peut devenir un piège.
Parce qu’au lieu de répondre aux besoins de son équipe, l’éducateur cherche parfois à respecter… ce qu’il avait écrit six mois auparavant.
Pour moi, il faut inverser la logique.
Le match doit nourrir l’entraînement.
Et l’entraînement doit répondre aux besoins des joueurs et de l’équipe.
Observer → Identifier → Prioriser → Entraîner → Évaluer → Adapter.
Une programmation ne devrait jamais devenir une prison.
Je n’en fais de mon côté plus depuis de nombreuses années.
Ça ne veut évidemment pas dire qu’il ne faut plus planifier.
Il faut avoir une direction. Identifier des principes prioritaires.
Là est le vrai travail de début de saison.
Mais entre avoir une direction et décider en août de ce qu’on travaillera le 12 mars, il y a une énorme différence.
Le meilleur programme n’est pas celui que vous réussissez à respecter toute l’année.
C’est celui que vous êtes capable de modifier quand le terrain vous montre que votre équipe a besoin d’autre chose.
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